Lancé en 2007 par le fabricant japonais TOMY, l’i-Sobot n’était pas un robot comme les autres : il décrochait le record du plus petit humanoïde bipède jamais commercialisé. À peine 16,5 centimètres de haut, une tripotée de servomoteurs et un brin de reconnaissance vocale : le petit boîtier blanc et bleu a immédiatement intrigué les curieux. Alors que la robotique éducative et les collections de robots vintage prennent de l’ampleur, ce pionnier garde une place à part. On fait le point sur ses caractéristiques techniques, ses modes de pilotage et l’état du marché de l’occasion en 2026.
Fiche technique de l’i-Sobot : le plus petit humanoïde en chiffres
Avant de parler usages et collection, un arrêt sur la fiche d’identité s’impose. À une époque où les robots humanoïdes grand public étaient souvent encombrants et statiques, TOMY pariait sur la miniaturisation. Résultat : une mécanique étonnamment riche pour un gabarit de poche.
| Caractéristique | Détail |
|---|---|
| Hauteur | 16,5 cm (6,5 pouces) |
| Dimensions complètes | 165 × 96 × 67 mm |
| Poids | 350 g |
| Année de lancement | 2007 |
| Fabricant | TOMY (Japon) |
| Actionneurs | 17 servomoteurs avec embrayages intégrés |
| Processeurs | 19 CPU (1 central, 1 dédié à la reconnaissance vocale, 17 contrôleurs de servo) |
| Capteurs | 2 capteurs gyroscopiques pour l’équilibre |
| Modes | Télécommande (RC), Program, Special Action, Commande vocale |
| Contrôle | Télécommande infrarouge (IR), 10 commandes vocales préprogrammées |
| Alimentation | 3 piles AAA (modèle Eneloop recommandé) |
| Autonomie estimée | Environ 10 à 15 heures (donnée non confirmée par un test récent) |
| Prix d’origine | Environ 350 USD (cible TOMY) / 599,99 USD constaté en magasin |
L’architecture technique surprend encore aujourd’hui : les 17 servomoteurs autorisent des mouvements fluides des bras, des jambes et du buste, tandis que les gyroscopes aident à maintenir l’équilibre en marche. Le tout tient dans un volume à peine plus gros qu’une canette, ce qui explique pourquoi l’i-Sobot trône encore dans les vitrines des collectionneurs.
Design, pilotage et commandes vocales : comment fonctionnait l’i-Sobot
Un design compact et fonctionnel
Visuellement, l’i-Sobot mise sur des lignes rondes et des couleurs apaisantes : coque en plastique blanc rehaussée de touches bleues. Les articulations, bien que petites, dégagent une sensation de robustesse relative. À l’ouverture de la boîte, on découvrait le robot, sa télécommande infrarouge, un manuel d’utilisation et parfois une petite figurine accessoire. Aucun assemblage complexe : quelques piles à insérer, et l’humanoïde était prêt à impressionner.

La télécommande et le mode RC
Le cœur du pilotage repose sur une télécommande infrarouge, un choix économique qui impose une contrainte : le robot et l’émetteur doivent rester en visibilité directe, sans obstacle majeur. En mode RC, on dirige l’i-Sobot comme un petit personnage télécommandé : avancer, reculer, tourner, exécuter un mouvement de bras. La portée reste correcte pour un usage en intérieur, sur une table ou au sol. La précision des déplacements peut surprendre par sa lenteur — après tout, on parle d’un robot de 2007.
Les 10 commandes vocales et les modes programmables
Là où ce petit humanoïde étonne, c’est par sa capacité à obéir à la voix. Le robot embarque une dizaine de commandes vocales préenregistrées, en anglais, reconnues par un processeur dédié. Parmi les ordres documentés dans le manuel officiel, on trouve notamment :
- « Advance » (avancer)
- « Go back » (reculer)
- « What’s happening ? » (déclencher une action)
La liste complète des 10 commandes reste mal documentée aujourd’hui, mais le manuel PDF en ligne détaille l’ensemble des instructions et permet de tester les ordres restants sur un exemplaire fonctionnel (voir le manuel sur The Old Robots).
Au-delà de la voix, deux autres modes méritent l’attention. Le mode Program autorise l’enregistrement d’une séquence de mouvements en appuyant sur les touches de la télécommande ; on peut ainsi chorégraphier une petite danse, puis la rejouer à volonté. Le mode Special Action propose huit actions préinstallées, comme saluer, faire une roulade ou esquisser un mouvement de karaté. Ces routines préenregistrées sont parfaites pour captiver un public jeune ou pour démarrer une activité de découverte en classe.
Le trio télécommande / programme / commande vocale donnait à ce jouet une saveur de robot programmable bien avant l’explosion des outils éducatifs actuels.

Où acheter un i-Sobot en 2026 ? Plateformes, prix et état
Production arrêtée depuis plus de quinze ans, l’i-Sobot ne se déniche plus en magasin. Le marché est celui de l’occasion et des collectionneurs. Voici comment aborder cette quête sans se brûler les doigts.
Les plateformes à surveiller
Les endroits classiques pour débusquer un i-Sobot :
- eBay : des annonces régulières, souvent en provenance des États-Unis ou du Japon, avec des prix variables selon l’état et la présence de la boîte d’origine.
- Leboncoin : moins de choix, mais des exemplaires apparaissent de temps à autre, surtout en France.
- Forums de collectionneurs (comme Robot ou Vintage Robot) : des passionnés y vendent ou échangent des robots, avec une meilleure garantie sur l’état de fonctionnement.
- Vide-greniers et marchés spécialisés : à l’occasion, on y fait de belles trouvailles, mais sans aucune garantie.
Fourchette de prix et conseils d’achat
Comptez entre 50 et 150 euros selon la configuration :
- Entre 50 et 80 € : robot seul, parfois sans télécommande ni accessoires, avec des traces d’usure ou un compartiment à piles oxydé.
- Entre 80 et 120 € : exemplaire complet (robot, télécommande, manuel), état correct, testé fonctionnel.
- Au-delà de 120 € : boîte d’origine, état proche du neuf, piles non coulées, tous les modes actifs.
Points à vérifier systématiquement :
- L’absence de corrosion dans le compartiment des piles.
- La présence de la télécommande infrarouge, indispensable pour utiliser la plupart des modes.
- L’état des articulations et des servomoteurs (les robots restés longtemps bloqués peuvent gripper).
- L’accès au manuel : même sans le livret original, le PDF en ligne (voir lien plus haut) suffit pour tout paramétrer.
Un robot de collection attachant
L’i-Sobot n’est plus un jouet adapté aux enfants d’aujourd’hui. Sa lenteur, sa portée infrarouge limitée et sa reconnaissance vocale rudimentaire le rangent plutôt dans la catégorie des curiosités historiques. Pour un enseignant en technologie ou un médiateur numérique, il constitue un excellent support pour raconter l’évolution des robots humanoïdes. Pour le collectionneur, c’est une pièce abordable et pleine de charme, sans prétention.

Notre avis sur l’i-Sobot : un pionnier toujours fascinant
Record de miniaturisation, mécanique interne riche et premiers pas de la reconnaissance vocale dans un jouet : l’i-Sobot a marqué son époque sans jamais révolutionner le quotidien. Aujourd’hui, on le retrouve plutôt dans les vitrines de passionnés ou sur les étagères d’enseignants curieux. Son acquisition en 2026 reste possible, à condition de viser l’occasion et de privilégier les annonces avec télécommande et piles propres.
Il suffit de regarder les robots éducatifs actuels — du petit programmable mBot aux humanoïdes NAO ou Alpha Mini — pour mesurer le chemin parcouru. L’i-Sobot reste l’ancêtre modeste mais futé d’une aventure qui continue de fasciner les classes et les collectionneurs.
