Robot Thymio : comprendre son fonctionnement et choisir la bonne version

18 mai 2026

Dans une classe de CM1, un petit robot blanc avance prudemment vers une main tendue, s’arrête net, puis recule en affichant une lumière rouge éclatante. Sans un mot d’explication théorique, les élèves viennent de comprendre intuitivement le principe d’un capteur de proximité. Voilà, en quelques secondes, la promesse du robot Thymio : rendre tangible une logique informatique habituellement cachée derrière des lignes de code abstraites ou des schémas complexes sur un tableau noir.

Quel Thymio choisir selon votre besoin ?

  • Pour découvrir la programmation sans écran : privilégiez le Thymio II filaire ou un modèle d’occasion. Il est idéal pour exploiter les comportements préprogrammés à moindre coût.
  • Pour équiper une classe ou un club : optez pour les packs de 6 ou 10 Thymio II Wireless. L’absence de câble est indispensable pour la gestion de groupe et la mobilité des élèves.
  • Pour un achat individuel polyvalent : le Thymio II Wireless offre le meilleur compromis. Il permet d’évoluer de l’initiation visuelle jusqu’au code textuel sans contrainte matérielle.

Conçu à l’origine par les chercheurs de l’EPFL (École Polytechnique Fédérale de Lausanne) et les designers de l’Écal, puis développé et maintenu aujourd’hui par l’association à but non lucratif Mobsya, Thymio s’est imposé comme une référence incontournable de la robotique éducative. Il intéresse autant les enseignants du premier degré qui veulent introduire la pensée informatique sans multiplier les écrans, que les professeurs de technologie en collège, les animateurs de médiathèques ou les parents curieux de proposer une activité intelligente à la maison.

Si vous vous interrogez sur le robot Thymio, prix et fonctionnement sont logiquement les deux critères décisifs avant de franchir le pas. C’est exactement ce que ce guide complet va détailler. Nous allons d’abord décortiquer la mécanique interne de la machine — ses capteurs, ses comportements natifs, ses environnements de programmation — avant d’entrer dans le concret de l’acquisition. Versions disponibles, tarifs constatés en 2025, pièges à éviter sur le marché de l’occasion, et stratégies pour équiper une salle de classe entière : tout est organisé pour vous permettre de choisir la solution la plus adaptée à votre projet pédagogique.

Robot Thymio : prix et fonctionnement expliqués en 5 points clés

Le robot blanc Thymio est disposé sur un bureau en bois clair au cœur d'une salle de classe primaire moderne baignée d'une douce lumière matinale.

Si vous prenez un Thymio en main pour la toute première fois, vous serez probablement surpris par sa réactivité immédiate. Contrairement à de nombreux kits éducatifs qui nécessitent un long montage ou une configuration logicielle fastidieuse, il réagit dès l’allumage. C’est un choix de conception brillant pour le milieu scolaire. Pour bien maîtriser les composants clés d’un robot, il faut comprendre que Thymio embarque suffisamment de capteurs pour une exploration directe, tout en offrant une complexité croissante lorsqu’on le connecte à un ordinateur. Voici son architecture en cinq points fondamentaux.

1. Des capteurs infrarouges et mécaniques pour percevoir l’environnement

Un robot ne se contente pas d’exécuter des ordres aveuglément : il doit percevoir son environnement pour y réagir. Thymio est doté d’une panoplie sensorielle particulièrement riche pour sa taille, ce qui permet de multiplier les scénarios pédagogiques. Il possède sept capteurs de proximité infrarouges (cinq répartis à l’avant, deux à l’arrière). Ces capteurs émettent une lumière invisible à l’œil nu et mesurent la quantité de lumière réfléchie par les obstacles, lui permettant de détecter une main ou un mur à quelques centimètres de distance.

Sous le châssis, deux capteurs de sol fonctionnent sur le même principe infrarouge, mais sont orientés vers le bas. Ils mesurent le contraste, ce qui permet au robot de suivre une ligne noire tracée sur une feuille blanche, ou de s’arrêter net au bord d’une table pour éviter une chute. À cela s’ajoutent un accéléromètre sur trois axes (pour détecter les inclinaisons, les chutes ou les chocs), un microphone (pour réagir aux claquements de mains), un capteur de température, et un récepteur infrarouge classique qui lui permet de recevoir les ordres d’une télécommande universelle de télévision.

2. Six comportements préprogrammés inspirés de la nature

Avant même d’aborder la notion de code, Thymio propose six modes de fonctionnement autonomes, accessibles d’une simple pression sur ses boutons tactiles. Chaque mode est signalé par une couleur spécifique diffusée par l’ensemble de ses LED. Cette approche, inspirée des véhicules de Braitenberg (des expériences de pensée en cybernétique), permet d’animer une première séance de découverte sans allumer un seul ordinateur.

  • Le mode amical (vert) : le robot suit l’objet qui se présente devant lui. Si la main s’approche trop, il recule pour maintenir une distance de sécurité.
  • Le mode explorateur (bleu) : il avance droit devant lui et modifie sa trajectoire de manière autonome pour éviter les obstacles détectés par ses capteurs avant.
  • Le mode craintif (rouge) : il fuit toute présence détectée. Si on l’encercle, il s’arrête et signale sa « panique » par des signaux sonores.
  • Le mode obéissant (violet) : il attend les instructions via ses boutons capacitifs ou une télécommande infrarouge.
  • Le mode enquêteur (cyan) : il utilise ses capteurs de sol pour traquer et suivre une piste sombre.
  • Le mode attentif (jaune) : il réagit aux stimuli sonores (comme un claquement de mains pour le faire avancer ou tourner).
Le conseil pédagogique : Utilisez ces six modes lors de la première séance pour introduire la notion d’algorithme. Demandez aux élèves d’observer le robot (par exemple en mode bleu) et de formuler la règle logique qui dicte son comportement : « SI le capteur droit voit un mur, ALORS le moteur gauche tourne plus vite pour l’éviter ». C’est la base de la pensée informatique.

3. Une interactivité visuelle et tactile immédiate

L’interface physique du robot est pensée pour les enfants. Les cinq boutons placés sur le dessus ne sont pas de simples interrupteurs mécaniques, mais des capteurs capacitifs (comme l’écran d’un smartphone). En mode programmation, ces boutons deviennent des entrées à part entière : on peut demander au robot de lancer une musique si on touche le bouton central, ou de pivoter si on effleure le bouton droit.

Le retour d’information (feedback) est assuré par 39 LED RGB réparties sur tout le corps de la machine (autour des boutons, près des capteurs, sous le châssis). Ce système lumineux est fondamental en classe : un robot qui clignote en rouge lorsqu’il heurte un mur offre une causalité visuelle instantanée. L’élève comprend immédiatement que son programme a bien pris en compte l’événement, ce qui facilite énormément le débogage (la correction des erreurs) par rapport à un simple message d’erreur sur un écran d’ordinateur.

4. La transition vers la programmation visuelle (VPL et Scratch)

Une fois l’exploration physique terminée, il est temps de prendre le contrôle. Thymio s’interface avec des environnements de programmation visuelle parfaitement adaptés au milieu scolaire. Le premier niveau est le VPL (Visual Programming Language), basé sur des icônes. L’élève associe une carte « Événement » (ex: je touche un bouton) à une carte « Action » (ex: les moteurs avancent). C’est idéal pour les non-lecteurs en grande section de maternelle ou au CP.

Ensuite, le robot s’intègre naturellement à Scratch 3 et Blockly, les standards de l’Éducation nationale. Le principe repose sur le glisser-déposer de blocs colorés qui s’emboîtent comme des pièces de puzzle. Les élèves peuvent ainsi créer des boucles de répétition, intégrer des conditions complexes (SI… ALORS… SINON), et manipuler des variables. L’avantage majeur pour un enseignant est de pouvoir utiliser un outil que les élèves connaissent souvent déjà, réduisant ainsi le temps de formation technique pour se concentrer sur la logique algorithmique.

5. L’ouverture vers le code textuel professionnel

Pour les élèves de collège et de lycée, la programmation par blocs finit par montrer ses limites, notamment lorsqu’il s’agit de gérer des algorithmes complexes ou des mathématiques avancées. Thymio accompagne cette transition grâce à Aseba, un langage textuel développé spécifiquement pour lui. Sa syntaxe est épurée, proche d’un pseudocode, et permet d’accéder aux valeurs brutes de chaque capteur en temps réel.

Plus récemment, l’écosystème s’est ouvert à Python, le langage de programmation le plus enseigné dans le secondaire et le supérieur. Via l’éditeur Thonny, les lycéens peuvent écrire des scripts Python complets pour piloter le robot. Cette progressivité — du dessin d’icône à 5 ans jusqu’au script Python à 16 ans — fait de Thymio l’une des plateformes éducatives les plus durables du marché.

Programmer Thymio : Thymio Suite, Aseba et Scratch, quel logiciel pour quel niveau ?

Un robot Thymio illuminé en bleu se trouve entre une tablette affichant des blocs de programmation visuels et un écran d'ordinateur présentant du code textuel.

La richesse matérielle d’un robot n’est rien sans un environnement logiciel stable et accessible. Avec Thymio, la question n’est pas de savoir s’il est possible de le programmer, mais de choisir l’outil le plus pertinent selon l’âge des apprenants et les objectifs de la séance. L’écosystème a été entièrement repensé ces dernières années pour simplifier la vie des utilisateurs.

Thymio Suite : le centre de contrôle indispensable

Oubliez les installations multiples et les pilotes capricieux. Aujourd’hui, tout passe par Thymio Suite, le logiciel officiel gratuit maintenu par l’association Mobsya. Disponible sur Windows, macOS, Linux et iPad, ce programme agit comme un hub central. Dès son lancement, il détecte automatiquement les robots connectés (par câble USB ou via le dongle sans fil) et vous propose de choisir votre environnement de programmation.

Thymio Suite intègre nativement VPL, Blockly, Scratch, Aseba Studio et l’éditeur Python. Il propose également un simulateur 3D très performant. Ce simulateur est une aubaine pour les enseignants : il permet aux élèves de tester leur code dans un environnement virtuel s’ils n’ont pas de robot physique sous la main, ou de préparer leurs devoirs à la maison. Enfin, le logiciel gère les mises à jour du firmware du robot, une étape cruciale pour garantir la compatibilité des anciens modèles avec les nouveaux outils. La documentation complète est accessible sur le site officiel de Thymio.

Scratch 3 : le standard incontournable des 8-12 ans

L’intégration de Scratch 3 dans Thymio Suite a été une véritable révolution pour son usage en cycle 3 et au collège. L’interface reste rigoureusement identique à la version web de Scratch que des millions d’élèves utilisent. La seule différence réside dans l’apparition d’une catégorie de blocs verts dédiés au robot. On y trouve des instructions claires comme « Allumer les LED du dessus en rouge », « Faire avancer les moteurs à la vitesse 300 », ou « Quand le capteur avant gauche détecte un obstacle ».

La force de cette intégration est de pouvoir faire interagir le monde physique et le monde virtuel. Un élève peut programmer un lutin sur l’écran de l’ordinateur qui change de costume uniquement lorsque le robot physique heurte un mur. Cette dimension hybride stimule énormément la créativité et permet de concevoir de véritables jeux interactifs.

Aseba Studio : la rigueur du code textuel

Lorsque les projets deviennent denses, l’empilement de dizaines de blocs Scratch devient illisible. C’est là qu’Aseba Studio prend tout son sens. Cet environnement textuel affiche le code à gauche et l’état des capteurs en temps réel à droite. Les élèves peuvent y observer les valeurs numériques brutes (par exemple, un capteur infrarouge renvoie une valeur entre 0 et 4500 selon la proximité de l’obstacle).

Aseba oblige l’apprenant à respecter une syntaxe stricte, à déclarer ses variables et à structurer sa pensée avec des boucles conditionnelles rédigées. C’est un excellent sas de décompression avant d’affronter la complexité de Python. De plus, Aseba gère nativement l’événementiel : le code n’est pas lu de haut en bas en boucle, mais réagit à des déclencheurs (ex: onevent prox pour exécuter une action dès qu’un capteur de proximité change d’état).

Voici un récapitulatif pour vous orienter rapidement :

Logiciel intégréÂge recommandéType d’interfaceObjectif pédagogique principal
VPL (Visual Programming)5 à 8 ansIcônes (Événement / Action)Comprendre la relation de cause à effet
Blockly7 à 10 ansBlocs simplesSéquençage et premières boucles
Scratch 38 à 12 ansBlocs avancésAlgorithmique complète, variables, conditions
Aseba Studio11 à 15 ansTexte simplifiéSyntaxe, gestion d’événements, valeurs brutes
Python (Thonny)14 ans et plusTexte professionnelPréparation aux filières scientifiques et NSI

Thymio 1, Thymio 2, Thymio AI, Wireless : faire le tri entre les versions disponibles

Le succès du projet a engendré plusieurs itérations matérielles au fil des années. Si vous consultez les catalogues des revendeurs ou les sites de petites annonces, vous croiserez inévitablement les termes Thymio 1, Thymio II, Wireless ou encore AI. Il est crucial de bien les différencier, car leurs capacités de connexion et leur pertinence pédagogique varient grandement.

Version matérielleConnectivitéCapteurs et interfaceUsage recommandé
Thymio 1 (Prototype)Câble USB uniquementProximité basique, pas de boutons tactilesCollection, initiation très basique (obsolète)
Thymio II (Filaire)Câble USB uniquementComplets (infrarouges, sol, micro, 5 boutons)Classe avec ordinateurs fixes, petit budget
Thymio II WirelessSans fil (Dongle USB) + CâbleComplets (identiques au modèle filaire)Classe mobile, usage sur tablettes, confort optimal
Thymio AI (Pack)Sans fil (Dongle USB) + CâbleComplets + Licence logicielle AlphAIClubs robotiques, projets IA au lycée

Thymio 1 : l’ancêtre à éviter pour un usage moderne

Robot éducatif Thymio 1 de première génération vu de trois-quarts sur fond blanc avec l'inscription textuelle Thymio 1 : L'original.

Le tout premier modèle, souvent appelé Thymio 1, a été conçu à la fin des années 2000. Il s’agissait d’un prototype de recherche qui a posé les bases du projet. Visuellement plus rudimentaire, il est dépourvu des fameux boutons capacitifs sur le dessus et possède beaucoup moins de LED. Ses capteurs sont également moins précis.

Aujourd’hui, ce modèle n’est plus commercialisé en neuf. On le trouve parfois sur le marché de l’occasion à des prix dérisoires. Cependant, son acquisition est déconseillée pour un usage scolaire régulier : sa compatibilité avec les versions récentes de Thymio Suite est aléatoire, et l’absence de boutons tactiles ampute une grande partie des scénarios pédagogiques modernes. Attention également aux abus de langage : certains vendeurs particuliers utilisent le terme « Thymio 1 » pour désigner un Thymio II filaire. Fiez-vous toujours aux photos (la présence des 5 boutons en forme de croix sur le dessus garantit qu’il s’agit d’un modèle de génération II).

Thymio II filaire : la robustesse à prix contenu

Le Thymio II est la version qui a véritablement démocratisé la plateforme dans les écoles à partir de 2011. C’est lui qui a introduit le design blanc épuré, les capteurs de sol, le lecteur de carte microSD, et la compatibilité totale avec les langages visuels. Dans sa déclinaison filaire, il doit impérativement rester branché à l’ordinateur via son câble USB pour recevoir les programmes ou transmettre les données de ses capteurs en direct.

Cette contrainte filaire n’est pas forcément un défaut absolu. Dans une salle informatique traditionnelle où les élèves travaillent sur des postes fixes, le câble évite les problèmes d’appairage sans fil et garantit que le robot reste sur le bureau. C’est une option très solide et économique pour les établissements dont le budget est strictement encadré.

Thymio II Wireless : la liberté de mouvement indispensable

Robot éducatif blanc Thymio II Wireless se déplaçant sur un tapis de jeu multicolore avec ses voyants verts allumés sous l'inscription Liberté sans fil.

Le modèle Wireless reprend exactement la même coque, les mêmes capteurs et les mêmes comportements natifs que la version filaire. La différence majeure réside dans l’intégration d’un module radio 2,4 GHz à l’intérieur du robot, couplé à un petit dongle USB à brancher sur l’ordinateur de l’élève. Cette évolution change radicalement la dynamique de la classe.

Sans câble, les élèves peuvent programmer sur leur ordinateur portable ou leur tablette, pendant que le robot évolue librement sur un grand tapis de jeu posé au centre de la pièce. Ils peuvent modifier les paramètres de vitesse dans Scratch et voir le résultat instantanément sur le robot situé à plusieurs mètres. L’autonomie de la batterie interne est d’environ deux heures en usage continu, ce qui couvre largement la durée d’une séance de travaux pratiques. C’est aujourd’hui le standard recommandé pour tout nouvel équipement.

Thymio AI : l’intelligence artificielle au service de l’éducation

Robot Thymio AI blanc équipé d'un module caméra suivant un tracé au sol dans un environnement d'apprentissage technologique aux tons froids.

Dernier né de la gamme, le pack Thymio AI répond aux nouveaux enjeux des programmes scolaires concernant l’intelligence artificielle. Le matériel de base reste un Thymio II Wireless classique. La véritable valeur ajoutée se trouve dans la licence logicielle fournie avec le pack : AlphAI. Ce logiciel, développé par une startup française, permet de visualiser et de manipuler des réseaux de neurones artificiels.

Au lieu de programmer le robot avec des règles strictes (SI obstacle ALORS tourner), les élèves vont l’entraîner. Par apprentissage supervisé ou par renforcement, ils récompensent ou pénalisent les actions du robot jusqu’à ce qu’il « comprenne » comment suivre une ligne ou sortir d’un labyrinthe par lui-même. L’interface affiche en temps réel l’activation des neurones virtuels. C’est un outil fascinant pour démystifier l’IA au lycée ou dans les clubs de sciences, mais il s’avère trop complexe pour l’école primaire.

Prix et fonctionnement du robot Thymio : combien coûte chaque version en 2025 ?

L’intégration de la robotique dans un cursus pédagogique représente un investissement matériel non négligeable. Les tarifs du Thymio varient logiquement en fonction de la connectivité choisie, mais aussi des volumes commandés. Voici une photographie des prix moyens constatés début 2025 chez les principaux distributeurs spécialisés (Easytis, Technologie Services, GoTronic, Jeulin) et les centrales d’achat publiques.

Modèle ou PackPrix neuf estimé (TTC)Prix occasion estiméRemarques sur l’achat
Thymio II Filaire160 € à 185 €80 € à 110 €Excellent rapport qualité/prix pour débuter.
Thymio II Wireless195 € à 235 €130 € à 160 €Le standard actuel, dongle USB inclus.
Pack Thymio AIEnviron 250 €Très rareInclut la licence logicielle AlphAI à vie.
Pack 6 Wireless (Classe)1 200 € à 1 500 €IntrouvableInclut chargeur multiple et valise de transport.
Pack 10 Wireless (École)2 100 € à 2 250 €IntrouvableSolution clé en main pour une classe complète.

Ces tarifs sont donnés à titre indicatif. Les établissements scolaires bénéficient souvent de tarifs négociés via les marchés publics (UGAP) ou de remises quantitatives chez les revendeurs spécialisés. N’hésitez pas à solliciter plusieurs devis. De plus, l’achat de ce type de matériel est fréquemment éligible aux subventions territoriales (mairies, départements, régions) dans le cadre des plans de développement du numérique éducatif, ou via des plateformes de financement participatif comme la Trousse à projets.

Acheter un Thymio d’occasion : les points de vigilance
Le marché de la seconde main (Leboncoin, eBay) regorge de bonnes affaires, mais exige quelques précautions :

  • L’état de la batterie LiPo : C’est le point faible des modèles anciens. Demandez au vendeur de tester l’autonomie. En dessous d’une heure de fonctionnement continu, prévoyez le coût d’une batterie de remplacement.
  • La présence du dongle USB : Pour un modèle Wireless, le petit récepteur USB est vital. S’il est perdu, le robot fonctionnera uniquement avec le câble, et racheter un dongle seul coûte cher.
  • Le test des capteurs : Demandez une vidéo du robot exécutant les modes préprogrammés (vert, bleu, rouge). Cela permet de vérifier instantanément que les moteurs, les LED et les capteurs infrarouges sont opérationnels.

Comprendre le robot Thymio : prix et fonctionnement au cœur de votre projet pédagogique

Vous maîtrisez désormais les spécificités techniques et les grilles tarifaires. L’étape finale consiste à aligner ces informations avec la réalité de votre terrain. La gestion d’un groupe de 24 élèves ne répond pas aux mêmes contraintes qu’une activité dominicale en famille. Voici cinq scénarios d’usage détaillés pour vous aider à trancher.

1. Pour une initiation en primaire avec un budget très serré

Si votre objectif est d’introduire la logique séquentielle au cycle 2 (CP, CE1, CE2) sans mobiliser la salle informatique, un ou deux Thymio II filaires suffisent amplement. Vous exploiterez principalement les comportements préprogrammés et le dessin de parcours au marqueur noir pour le mode « suiveur de ligne ». En cherchant sur le marché de l’occasion, vous pouvez équiper votre classe pour moins de 200 €. Les élèves travailleront en ateliers tournants, par petits groupes de quatre, favorisant ainsi la collaboration et l’observation directe.

2. Pour une classe de collège axée sur la programmation

Au collège, le programme de technologie exige la création et l’exécution de véritables algorithmes. Le Thymio II Wireless s’impose ici comme une évidence. La liaison sans fil évite que les câbles ne s’emmêlent ou ne fassent tomber les robots des tables lors des tests de déplacement. Les élèves peuvent programmer sur Scratch ou Aseba depuis leur poste, transférer le code en un clic, et observer le résultat au sol. Si le budget de l’établissement est contraint, l’achat de modèles filaires reste une alternative fonctionnelle, mais nécessitera une organisation spatiale plus rigoureuse autour des ordinateurs.

3. Pour un club de sciences ou un projet lycée (NSI)

Les clubs de robotique ou les classes de spécialité Numérique et Sciences Informatiques (NSI) ont besoin de défis stimulants. Le pack Thymio AI est taillé pour eux. L’investissement de 250 € par poste est justifié par la profondeur du logiciel AlphAI. Les lycéens pourront y aborder concrètement les concepts de machine learning, de biais algorithmique et d’entraînement de modèles. Un seul robot AI peut servir de station d’expérimentation centrale, tandis que le reste du groupe travaille sur des modèles Wireless classiques en Python.

4. Pour un achat individuel et familial à la maison

Vous souhaitez offrir un robot éducatif à votre enfant ? Le Thymio II Wireless est le choix le plus pérenne. Contrairement aux jouets programmables basiques dont on fait le tour en un week-end, Thymio grandit avec l’enfant. Il s’utilise comme un jouet réactif à 6 ans grâce aux modes colorés, devient une plateforme de création de jeux avec Scratch vers 9 ans, et se transforme en outil d’apprentissage du code textuel au collège. Prévoyez un budget d’environ 210 € neuf, ou tournez-vous vers une occasion récente en vérifiant scrupuleusement l’état de la batterie.

5. Pour équiper massivement un établissement scolaire

L’équipement d’une salle de classe entière nécessite une logistique spécifique. Gérer la recharge individuelle de 15 robots avec des câbles volants est un cauchemar pour l’enseignant. C’est pourquoi les distributeurs proposent des « Packs Classe » de 6 ou 10 robots Wireless. Ces packs incluent un hub de rechargement centralisé (un seul câble à brancher au mur) et des valises de transport en mousse haute densité. Pour une classe de 24 élèves, un pack de 6 robots permet de constituer des groupes de 4 (un codeur, un testeur, un rapporteur, un chef de projet). Comptez entre 1 200 € et 1 500 € pour un tel investissement, souvent pris en charge par les collectivités locales.

FAQ : tout savoir sur le robot Thymio, prix et fonctionnement

Comment fonctionne concrètement le robot Thymio ?

Le fonctionnement du Thymio repose sur la boucle classique de la robotique : perception, traitement, action. Ses capteurs (infrarouges, sol, accéléromètre) perçoivent les données de l’environnement. Son microcontrôleur interne traite ces informations selon les règles définies par l’utilisateur (via Scratch, Aseba, ou les modes natifs). Enfin, ses actionneurs (moteurs de roues, haut-parleur, LED) exécutent la réponse physique appropriée.

Combien coûte un robot Thymio neuf ?

Le budget dépend de la connectivité. Un modèle Thymio II filaire classique coûte entre 160 € et 185 €. La version Wireless, indispensable pour une utilisation confortable sans fil en classe, est facturée entre 195 € et 235 €. Le pack spécial Intelligence Artificielle (Thymio AI) avoisine les 250 €. Les tarifs fluctuent légèrement selon les distributeurs et les périodes de l’année.

Quelle est la différence exacte entre Thymio 1 et Thymio 2 ?

Le Thymio 1 est un ancien prototype de recherche, aujourd’hui obsolète, qui ne possédait ni boutons tactiles ni capteurs de sol. Le Thymio II (ou Thymio 2) est la version moderne et standardisée. Il intègre 5 boutons capacitifs, 39 LED, des capteurs améliorés et une compatibilité totale avec la suite logicielle actuelle. Tout ce qui est vendu neuf aujourd’hui appartient à la génération Thymio II.

Le robot Thymio est-il compatible avec les tablettes ?

Oui, la programmation sur tablette (notamment iPad) est possible, mais elle nécessite une configuration spécifique. Il faut utiliser la version Wireless du robot et passer par un ordinateur relais (qui fait tourner Thymio Suite) ou utiliser des solutions réseau spécifiques proposées par Mobsya. L’interface web permet alors aux élèves de coder en blocs directement depuis l’écran tactile de leur tablette.

Qu’est-ce que le logiciel Thymio Suite ?

Thymio Suite est le programme central et gratuit qui permet de gérer le robot depuis un ordinateur. Il regroupe tous les langages de programmation compatibles (VPL, Blockly, Scratch, Aseba, Python), gère la connexion USB ou sans fil, propose un simulateur virtuel 3D, et permet de mettre à jour le système interne du robot. C’est le seul logiciel dont vous avez besoin pour démarrer.

Le projet Thymio est-il vraiment open source ?

Absolument. Fidèle à sa vocation éducative, le projet géré par l’association Mobsya est totalement open source (matériel et logiciel). Les plans de la coque, les schémas des circuits électroniques, le code source du firmware et des logiciels de programmation sont disponibles publiquement. Cela garantit la pérennité de la plateforme et permet à la communauté d’enseignants de créer constamment de nouvelles ressources.

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